THEÂTRE DE RUE EN DEAMBULATION
Tous publics
60 minutes
Jauge inconnue à ce jour

DOXA

Création 2021/2022
 

Comment une société toute entière en vient à désigner un.e coupable ?
Quel est le point de départ ?
Comment se crée une rumeur et comment se propage-t-elle ?


Librement inspiré de l’histoire relatée par F. Aubenas « Dans les Cévennes, sur les traces de la femme des bois » traitant d’une jeune femme recluse depuis une dizaine d’années dans les bois des Cévennes, et qui sème la terreur dans le village de son enfance en visitant les maisons au gré de ses besoins…

Vous serez invité.e. s à écouter les rues, à prendre part aux rumeurs !
Laissez-vous guider dans un jeu de piste qui vous mènera à trouver la sorcière.


Ouvrez l’œil, et Suivez le lapin blanc…

Proposition, écriture, conception et mise en rue : Axelle Farrugia
Direction jeu Sorcière: Marie-Paule Gesta

Interprétation : Axelle Farrugia / Brice Pomès ou Pierre Riberolle
Regard extérieur : Marie-Paule Gesta
Actions de médiations culturelles : Équipe artistique et technique
Conception vidéos et diffusion «Fake News» : Picturaline / Madame Riton

Conception costumes : Peggy Wisser
Conception graffes : Nicolas Mendoza «Mendo»
Logistique et Technique : Olivier Magni
Production : Madame Riton et Nadège Cazal
Avec l'élan et la participation de Jean-Benoit Nison, Dimitri Lovis, Miléna Grange et Anne Pavillon.

« Est bouc émissaire celui ou celle qui,
au prix de son exclusion,
est l’instrument de la réconciliation des membres du groupe. »

      Dans ce troisième volet de recherche autour des archétypes de la femme, je m’intéresse à la figure de la Sorcière et plus précisément à son statut de bouc émissaire, à la manipulation de masse et aux rouages de l’ostracisation.

 

         Comment une société toute entière en vient à désigner un.e coupable ?

         Quel est le point de départ ? Comment se crée une rumeur et comment se propage-t-elle ?

         Qui a assez de pouvoir pour manipuler l’opinion publique et pourquoi ?

 

       Je me suis appuyée sur le faits-divers paru dans le Monde sous la plume de F Aubenas titré « Dans les Cévennes, sur les traces de la femme des bois», une histoire qui résonne avec le questionnement : sa marginalité malgré elle conduit les membres de son clan à la rejeter sous couvert de bonnes intentions, les fantasmes des habitant.e.s créant davantage d’inquiétudes collectives que les faits en tant que tels.

 

        Qu’en serait-il si nous cherchions ensemble, ladite coupable, ici LA SORCIERE ? A quelle fin et comment ?

        Et si nous donnions la parole à cette femme, mise au rebus ?

        Si elle nous donnait sa version de l’histoire, qu’en serait-il de l’opinion publique ?

 

       Les codes du conte et ses représentations collectives m’inspirent énormément et je souhaite, encore ici, m’amuser avec. Amener un univers onirique, dans un fait-divers, dans notre quotidien, permettant une certaine distanciation, et pourquoi pas un recul nécessaire à la réflexion. L’idée est d’offrir une représentation décalée de notre réalité tout en convoquant le public à participer activement à la fable. Garder la notion de jeu, rendant par la même les spectat.eurs.rices ACTEURS et ACTRICES.

 

         En dépit du caractère ancien de « la chasse aux sorcières », la théorie du bouc émissaire qui en ressort est particulièrement bienvenue aujourd’hui pour expliquer la résurgence de l’intolérance, du processus de désignation du coupable et la violence qui en découle.

 

        Avec cette proposition, je cherche à amener l.a.e spectact.rice.eur, citoyen.ne, à se questionner autrement sur sa propre condition, sur sa propre identité, et la manipulation de masse dont il est possiblement victime, lui aussi.

 

 Axelle Farrugia

Line Biojoux
Marie-Paule Gesta
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Axelle Farrugia
Pierre Riberolle
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